« Cintres et paravents, un vestiaire mobile » : la Paris Design Week 2026 réserve une belle surprise aux amateurs de design, de textile et de savoir-faire français.
Du 10 au 19 septembre 2026, SCF l’atelier de tressage à la Caserne des Minimes, dans le 3ème arrondissement de Paris, accueille ainsi exposition » Cintres et paravents, un vestiaire mobile « .
Cette exposition est portée par quatre acteurs aux univers complémentaires :
- Premièrement l’industriel textile Société Choletaise de Fabrication (SCF),
- Puis, l’éditeur de design upcyclé Made by bobine (MBB),
- Ensuite l’association de filière laine Lainamac
- et enfin, l’artiste contemporaine Marie-Ange Guilleminot.
Ensemble, ils posent un regard singulier et poétique sur deux objets du quotidien : cintres et paravents, un vestiaire mobile.
Comment est né ce projet de cintres et paravents mobile ?
Tout commence par une rencontre. Celle d’Olivier Verrièle, industriel à la tête de la Société Choletaise de Fabrication et de Marie-Ange Guilleminot, artiste contemporaine française reconnue sur la scène internationale.
Leur première collaboration remonte ainsi à 2016, dans le cadre du salon Made in France Première Vision Paris. Marie-Ange était invitée à créer une œuvre à partir de savoir-faire textiles français de la SCF. Elle raconte :
« Notre première collaboration a été le mariage du crayon et du lacet. Et pas n’importe quel lacet ! Une tresse réalisée sur métiers bois anciens, parfois du XIXème siècle, appartenant à la Société Choletaise de Fabrication. »
Puis, les deux univers se retrouvent de nouveau en 2025. Lors de la visite d’Olivier à l’exposition de Marie-Ange à l’Abbaye de Maubuisson, l’idée d’aller plus loin va ainsi naître. Un échange passionnant sur la fabrication, les gestes ancestraux et la transmission des techniques a alors lieu. De cette rencontre naît l’idée d’une nouvelle collaboration — et d’un projet ambitieux pour la Paris Design Week 2026 : Cintres et paravents un vestiaire mobile.
La visite de l’usine SCF : le déclic

Alors au début de l’année 2026, Marie-Ange Guilleminot se rend à Cholet, au cœur de l’usine SCF. Une expérience qu’elle décrit comme époustouflante :
« Les métiers à tisser et tresser sont comme des petits manèges enchantés qui produisent des tresses, lacets, dentelles… c’est une expérience unique où TOUT contribue à vous émerveiller : le son des bobines, les odeurs, les textures des fils et couleurs en mouvement. »
Puis cette immersion dans les ateliers de SCF — labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant — donne naissance à deux idées fortes, qui formeront l’ossature de l’exposition.
Le projet : Cintres et paravents un vestiaire mobile
Ce projet 2026 est donc l’association de deux objets : le cintre et le paravent. Puis, le trait d’union est la tresse. Nous vous expliquons.
Les cintres de Made by bobine revus par Marie-Ange Guilleminot


Le premier projet part d’un produit existant : les cintres haut de gamme en bois et tresse de Made by bobine, au design inspiré des années 1900, habillés de tresses tubulaires et terminés par un crochet métallique. Marie-Ange propose donc d’aller plus loin.
Elle imagine d’abord de gainer également le crochet pour créer une uniformité textile de l’objet de la tête au pied. Puis elle conçoit une variante fonctionnelle : une tige gainée permettant d’y suspendre des pantalons. Enfin, elle imagine un cintre pliable, conçu pour glisser dans une valise, pratique et élégant à la fois.
Le projet prend un autre dimension. Plusieurs de cintres sont par ailleurs habillés d’un tresse en laine. En effet, cette laine française est fournie par Lainamac, une association de filière, valorisant la création et le fait-main à base de laines françaises
Pour la Paris Design Week 2026, ces créations prendront une dimension spectaculaire. Une sculpture composée de centaines de cintres aux textures différentes sera suspendue dans les arbres de la place intérieure du Jardin Arnaud Beltrame, à la Caserne des minimes. C’est à cette adresse que se trouve le showroom parisien de SCF au 3 rue Saint-Gilles.
En conclusion, il s’agit d’une sculpture-mobile aérienne, fabriquée à partir des stocks inutilisés de SCF — une belle leçon d’upcycling à grande échelle.
Le Paravent de Jeanne : une sculpture d’usage

Le deuxième projet est tout aussi poétique. Marie-Ange imagine un paravent habillé d’une tresse en laine, conçue spécialement pour l’occasion sur les métiers bois anciens de SCF. C’est une première : jamais la laine n’avait encore été travaillée de cette façon sur ces machines du XIXème siècle.
Puis baptisé Le Paravent de Jeanne, en hommage aux femmes de la Belle Époque, cet objet reprend les proportions d’un paravent domestique traditionnel. Mais il va bien au-delà du décoratif : replié, il ne mesure que 160 x 37 cm et se range facilement dans un petit appartement. Déplié, il devient un vestiaire élégant où suspendre des vêtements à des cintres, draper des écharpes, déposer des accessoires.
Sa fabrication a représenté une véritable performance technique. La structure fine et légère en pin a été réalisée par un ébéniste. La costumière Carmen Mateos a participé à la conception et à l’habillage de la pièce. Et la beauté du résultat tient avant tout aux tresses d’exception de SCF, sorties des métiers bois.
Ainsi, le Paravent de Jeanne est une édition ouverte, réalisable sur mesure et sur commande.
Enfin, pourquoi ce prénom de Jeanne ? Vous en serez plus en nous rendant visite, peut être ferrons nous la confidence de cette belle histoire d’entrepreneuses.
Ce que l’on verra à la Paris Design Week 2026 lors de l’expo : cintres et paravents un vestiaire mobile
L’exposition se tient du 10 au 19 septembre 2026 : cintres et paravents un vestiaire mobile, à la Caserne des Minimes, Paris 3ème — dans le cadre du parcours officiel de la Paris Design Week, en collaboration avec la Ville de Paris et la SAFI.
Il s’agit ainsi de la 5ème participation de SCF et Made by bobine à cet événement, dont trois éditions à la Caserne des Minimes.


Au programme :
- Tout d’abord, une sculpture-mobile de cintres suspendue dans les arbres de la place intérieure du Jardin Arnaud Beltrame.
- Ensuite, deux paravents à 6 feuilles exposés dans l’espace attenant, dont la scénographie est signée SCF et Made By Bobine.
- Mais aussi, la possibilité d’essayer et d’adopter les paravents sur place.
- Et enfin, une surprise dans le café — à découvrir sur place !
Le vernissage aura lieu le samedi 12 septembre à 18h. Un AfterWork spécial clients de la mode est également organisé le 15 septembre.
Le fil conducteur : la tresse, entre tradition et upcycling
Ce qui unit tous ces objets, c’est la tresse tubulaire. Fabriquée sur des métiers à tresser en bois datant du XIXème siècle, elle est au cœur du projet. SCF a notamment tressé des tresses en forme de tube sur un métier impressionnant équipé de 96 fuseaux.


Les matières utilisées proviennent de deux sources :
- Des fils récupérés en fin de production chez SCF, valorisés par Made by bobine dans une démarche d’upcycling sincère
- Un fil de laine spécialement mis au point avec Lainamac, association qui valorise les laines françaises et les savoir-faire de la filière
Ce projet incarne parfaitement les valeurs de Made by bobine : fabrication française, économie circulaire, accessibilité au travail pour les personnes en situation de handicap, et collaboration entre artisans, industriels et artistes.
Qui sont les acteurs de ce projet : cintres et paravents un vestiaire mobile ?
Société Choletaise de Fabrication (SCF)

Fondée en 1969, SCF est un créateur et fabricant d’accessoires textiles étroits basé à Andrezé – Beaupréau-en-mauges, dans le Maine-et-Loire. Cordons, lacets, sangles, tresses, galons, passepoils… SCF fabrique pour des clients du monde entier, dans les marchés de la mode, du sport, techniques, du packaging ou encore de la décoration.
L’entreprise, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant et France terre textile, compte 55 employés et un parc de 2 000 machines, dont 1 062 métiers bois datant de 1830 à 1900 et 70 métiers à tresser la dentelle.
Depuis 2020, SCF ouvre ses ateliers à des artistes et étudiants en résidence, dans une démarche éco-responsable valorisant les surplus de production.
Made by bobine (MBB)

Créée en 2021 par cinq passionnés de la région de Cholet, Made by bobine édite du mobilier et des accessoires 100 % français, fabriqués à partir de savoir-faire rares et de matières upcyclées. MBB travaille en circuits courts, avec des Entreprises d’Aide par le Travail, et privilégie les partenaires labellisés EPV.
MBB a ouvert un tiers lieu en 2022, la Manufacture de Tressage. Ce lieu collaboratif est par ailleurs installé dans l’ancienne usine de SCF. Vous y trouvez donc des ateliers, des expositions et une mercerie de produits upcyclés de SCF.
SCF L’Atelier de tressage à Paris

À Paris, SCF l’Atelier de Tressage (3 rue Saint-Gilles, 75003) fait office de showroom, de mercerie ouverte à tous. De plus, l’atelier est aussi la boutique parisiene des produits Made by bobine.
L’atelier de tressage organise aussi des ateliers de formation pour fabriquer son propre cordon en technique kumihimo ou sur métiers bois.
Vous souhaitez réserver un atelier d’initiation au tressage pour la Paris Design Week ? Cliquez sur ce lien pour réserver votre place !
Lainamac

Lainamac est une association de filière qui valorise la création et le fait-main à base de laines françaises. Ancrée sur un territoire d’élevage riche, elle régénère une filière laine vivante et responsable, en remettant sur le marché des laines régionales et en valorisant équitablement tous les acteurs de la chaîne.
Marie-Ange Guilleminot

Née en 1960 à Saint-Germain-en-Laye, Marie-Ange Guilleminot est une artiste contemporaine française de renommée internationale. Diplômée de la Villa Arson à Nice, elle expose au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1994, obtient la mention d’honneur à la Biennale de Venise en 1997, et développe depuis trente-cinq ans une pratique artistique mêlant performance, sculpture, installation et objets d’usage.
Elle sera notamment à l’honneur au Carré d’Art de Nîmes, avec une exposition monographique prévue du 6 novembre 2026 à mars 2027.
Son œuvre place le corps, le geste et l’objet au centre d’un dialogue permanent avec l’Autre. Le paravent est une forme emblématique de son parcours — elle en crée le premier en 1997.
Infos pratiques pour l’expo : cintres et paravents un vestiaire mobile
- Dates : 10 au 19 septembre 2026
- Lieu : Caserne des Minimes — Paris 3ème
- Vernissage : samedi 12 septembre 2026 à 18h
- AfterWork mode : lundi 15 septembre 2026
- Entrée libre dans le cadre de la Paris Design Week : cintres et paravents un vestiaire mobile
Contact :📍 SCF l’Atelier de Tressage — 3 rue Saint-Gilles, 75003 Paris
🌐 www.made-by-bobine.fr — www.atelierdetressage.paris – www.scfl.fr
A bientôt sur notre blog.
